Charles Tournemire

22 janvier 1870 - 4 novembre 1939

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BIOGRAPHIE

Charles Arnould Tournemire naquit à Bordeaux le 22 janvier 1870. Il reçut ses premières leçons de musique au conservatoire de sa ville natale. A peine âgé de onze ans, il devint organiste accompagnateur à l’église St- Pierre à Bordeaux. Afin de pouvoir se perfectionner dans l’art musical il monte alors à Paris en 1886. Au conservatoire de Paris il fut élève de Bériot (piano), Taudon (harmonie) et César Franck (orgue). Outre les leçons d’orgue, Tournemire bénéficia également des leçons privées de César Franck pour la fugue et la composition. Dans le domaine de la composition, Tournemire se tourne vers la Schola Cantorum de Vincent d’Indy. Après la mort de Franck en 1890, il poursuivit ses études d’orgue chez Charles-Marie Widor (1845-1937). Sous la direction de ce dernier il fut couronné d’un « premier prix » en 1891. L’enseignement de Widor différait totalement de celui de Franck. Chez le « Maître angélique » l’enseignement de l’improvisation occupait une place centrale, il accordait peu d’attention à la technique d’orgue. Chez Widor par contre l’accent était mis sur l’interprétation et la formation technique, enseignée selon la méthode du Belge Jacques Lemmens dont Widor avait été l’élève. Un jeu sévère en legato, l’usage du double pédalier, le jeu d’une main sur deux claviers à la fois, sont des techniques que Tournemire avait apprises auprès de Widor. En 1898, après un bref passage comme titulaire de l’orgue de l’église St- Médard, Tournemire fut nommé organiste aux grandes-orgues de la Basilique Sainte-Clotilde à Paris, poste qu’il occupa jusqu’à sa mort. Dans les premières œuvres pour orgue que composa Tournemire vers 1900 l’influence de César Franck est encore nettement perceptible. Dans le Triple Choral opus 41 composé en 1910 et dédié à César Franck, il était déjà de toute évidence à la recherche d’horizons nouveaux. Démobilisé en 1918, il retourne à la vie civile. En 1919, après avoir perdu sa première épouse, Tournemire fut nommé professeur de musique de chambre au Conservatoire de Paris, poste qu’il occupa jusqu’à sa retraite en 1938. Dès lors, sa notoriété ne cessera de grandir, l’amenant à effectuer des tournées à l’étranger, notamment en Espagne (1930) puis en Angleterre (1936). En 1931, il enregistra ses fameuses cinq improvisations, sur des disques 78 tours. Elles seront reconstituées et transcrites sur partitions par Maurice Duruflé dans les années 1950. Durant toute sa vie, il continua à composer avec acharnement. Il en résulte une œuvre qui le range sans conteste dans la liste des grands compositeurs français. La liste de ses œuvres est considérable et très variée. Il est connu principalement pour ses compositions pour orgue. Fervent catholique et défenseur du Grégorien, il composa son fameux recueil « l’Orgue Mystique » destiné à paraphraser le Propre Grégorien des 51 dimanches de l’année liturgique. Il est également l’auteur d’œuvres pour piano, de musique de chambre, de chants, de quatre œuvres théâtrales et de huit symphonies pour orchestre. Il mena une vie intense entre les tournées de concerts effectuées en France et à l’étranger, la composition, la recherche musicologique et son ministère d’organiste à Ste-Clotilde, jusqu’à sa mort survenue dans des circonstances étranges, le 4 novembre 1939 à Arcachon. Lire plus Repères biographiques

BIOGRAPHIE

Charles Arnould Tournemire naquit à Bordeaux le 22 janvier 1870. Il reçut ses premières leçons de musique au conservatoire de sa ville natale. A peine âgé de onze ans, il devint organiste accompagnateur à l’église St- Pierre à Bordeaux. Afin de pouvoir se perfectionner dans l’art musical il monte alors à Paris en 1886. Au conservatoire de Paris il fut élève de Bériot (piano), Taudon (harmonie) et César Franck (orgue). Outre les leçons d’orgue, Tournemire bénéficia également des leçons privées de César Franck pour la fugue et la composition. Dans le domaine de la composition, Tournemire se tourne vers la Schola Cantorum de Vincent d’Indy. Après la mort de Franck en 1890, il poursuivit ses études d’orgue chez Charles-Marie Widor (1845- 1937). Sous la direction de ce dernier il fut couronné d’un « premier prix » en 1891. L’enseignement de Widor différait totalement de celui de Franck. Chez le « Maître angélique » l’enseignement de l’improvisation occupait une place centrale, il accordait peu d’attention à la technique d’orgue. Chez Widor par contre l’accent était mis sur l’interprétation et la formation technique, enseignée selon la méthode du Belge Jacques Lemmens dont Widor avait été l’élève. Un jeu sévère en legato, l’usage du double pédalier, le jeu d’une main sur deux claviers à la fois, sont des techniques que Tournemire avait apprises auprès de Widor. En 1898, après un bref passage comme titulaire de l’orgue de l’église St- Médard, Tournemire fut nommé organiste aux grandes-orgues de la Basilique Sainte-Clotilde à Paris, poste qu’il occupa jusqu’à sa mort. Dans les premières œuvres pour orgue que composa Tournemire vers 1900 l’influence de César Franck est encore nettement perceptible. Dans le Triple Choral opus 41 composé en 1910 et dédié à César Franck, il était déjà de toute évidence à la recherche d’horizons nouveaux. Lire plus Repères biographiques